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vendredi, 21 avril 2006
Vous n'auriez pas un anti-émétique pour moi?

Il est 16h.00. Mon fils rentre d’une excursion de 4 jours à Hammamet. Voilà, il me manque. Je suis heureuse de le revoir. Tous les parents sont devant l’école. Les enfants descendent du bus. Du soleil plein les joues. Les yeux remplis d’étoiles. Tout le monde parle en même temps, gesticule : « ta valise, là-bas derrière… mais non derrière le sac rouge. » Nous repartons. Une copine m’arrête. Retrouvailles. Bises : « Je n’ai pas trouvé de maison pour l’été ». « Attends, me suggère-t-elle, appelle Am Foulen (je ne vais pas vous filer mes bonnes adresse tout de même) ». Il a un terrain avec plein de maisons superbes. J’appelle : Banco ! RDV Samedi matin, les deux maisons sont libres. Bisou à mon grand : »Tu me porte bonheur mon chéri ! ». Je lui achète une glace pour la peine. On jette la valise dans le coffre. On démarre : « Cet après-midi, maman, je fais encore tout ce que je veux. Mais demain je te promets d’étudier ». « A une condition, racontes moi ton voyage dans les détails ». Je tourne. Une voiture. Des hommes frappent un autre homme et le jette à l’arrière de la voiture. Au moment où le type vaincu se baisse pour pénétrer le véhicule, le type qui le tabassait lui met un dernier coup de pied, pile à la raie du cul…
Haut le cœur…
Haut les cœurs, me dit maman, quand je suis mal.
Mal au niveau du plexus…
Je suis pétrifiée de terreur et de peine.
Mon Dieu ! Faites que Nabil n’ait rien vu…
Il n’a rien vu. Me parle de la fête, de pirouettes et de… je ne l’entends pas. Je n’arrive plus à l’écouter. Trop horrifiée.
Je m’en veux parce que je sais que mon visage n’est plus celui de la maman qui écoute le récit de voyage de son enfant. J’ai le visage fermé comme une huître. Je dois être un peu jaune-vert. Mes joues que le sourire remonte habituellement doivent s’être affaissées, je les sens tombantes. On doit bien les voir mes 40 ans. J’essaie de me recentrer sur Nabil : « Et t’as eu du succès avec ton numéro, chéri ? ». Il me regarde bizarrement. « Ben oui maman ! »
Le charme est rompu.
Si ça se trouve, ce connard était en train de braquer une petite vieille comme ma femme de ménage qui s’est faite agresser à deux pas de là le mois dernier par une bande de voyous qui lui ont croire qu’ils allaient la violer. A 56 ans !
Frappez-les… Ils le méritent sûrement.
Mais de grâce, pas devant nous !
N’en faites pas des victimes.
00:40 Publié dans L'enfer, c'est les autres | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note





Commentaires
il fo être sadique pr supporter voir battre qlq un mm si c un bandit, surtt pr une fem, com tu dis de grace épargner nous ce genre de situations où c ns qui sms victimes de la vilonce visuelle et spirituelle
Ecrit par : fridka | vendredi, 21 avril 2006
la violence n'a jamais constitué une solution!
Ecrit par : adib | vendredi, 21 avril 2006
C'est quoi "émétique" ?
Ecrit par : zaratoustra | mardi, 25 avril 2006
émétique = vomitif (qui fait vomir)
Ecrit par : Absolut | mardi, 25 avril 2006
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