mercredi, 26 mars 2008
Ne me quitte pas…
Hier, j’étais un peu énervée. C’était la veille de ton conseil de classe. Le trimestre dernier, tu étais en tête de classe mais tu n’as pas eu les félicitations. Pour la 1ère fois. J’en ai fait un drame parce que ça m’a choquée. Je suis parent délégué, et je ne m’attendais pas à une telle levée de boucliers contre mon Nabil, si sage, si studieux, si fort, si mûr. Trois fois félicité l’année dernière. Le concert de tes profs, le verdict implacable : « Trop bavard ».
Quoi, mon Nabil, bavard ?!?
Bon, passé le choc, et l’énervement, je t’ai parlé. On s’est entendu, tous les deux. Sans heurt. Tu m’as promis que, et puis voilà, je t’ai cru, je t’ai laissé faire….
Et puis, hier, à la veille du second conseil de classe, j’étais un peu stressée. J’avais peur pour toi. J’ai un peu crié mais j’ai vite regretté et je suis passée te voir dans ta chambre. Je voulais t’embrasser et te rassurer avant que tu ne t’endormes.
J’ai entendu ta voix ;
- Tu parles avec quelqu’un, Nabil ?
- Oui je suis au téléphone…
- Excuses-moi… Bonne nuit…
Je suis sortie doucement, étonnée de t’avoir vu sous ta couverture, parler si tard au téléphone, dans le noir…
- C’était ma mère… heureusement, si c’était mon père, il m’aurait battu…
Je m’immobilise, frappée par la dureté de cette phrase. Tétanisée…
Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes mon petit garçon ? Ton père ? Battu ? A qui tu parles ? De quoi ?
Je n’arrive plus à bouger. J’ai du mal à respirer… Je tends l’oreille. C’est mal de t’écouter parler à je ne sais qui mais je ne peux plus bouger. J’ai mal à la poitrine.
- L’autre jour, mon père m’a tellement frappé que j’ai reçu un coup dans mes parties. Après, j’ai pissé du sang et du sperme !
Qu’est-ce que c’est que cette histoire Nabil, ton père ne t’a jamais frappé !?! Je ne comprends plus. Je cours dans notre chambre, referme la porte derrière moi : « Tu as frappé Nabil ? Ne mens pas, il vient de le dire au téléphone à une amie. Il a eu du sang… » Ca dégénère. Je n’écoute même pas les réponses. J’ai besoin d’un coupable. Et c’est toi, petit mari, pacifique et adorable mari qui démêle les cheveux de la petite, qui te lève la nuit pour donner le biberon, qui change la couche des bébés, qui fait la vaisselle quand nos bonnes se barrent, c’est toi le monstre sanguinaire armé d’une ceinture qui bat mes enfants derrière mon dos.
Bagarre de merde !
Je me dis que c’est certainement à cause de la multiplication de ce genre de scènes que certains couples pètent. Je bats en retraite et retourne tendre minablement l’oreille derrière ta porte, la porte de mon ex-bébé qui grandit, qui me quitte déjà. J’ai trop mal. Je sens que c’est fini, que ce téléphone signe la fin de quelque chose…
C’est dur, Mimi.
- Tu vas me dire qui c’est ?
- …
- Et me donner un indice ? Est-ce qu’elle est dans ma classe ?
- …
- Si tu mens je vais me suicider. Tu sais, j’en suis capable, l’autre jour, j’ai voulu le faire, j’ai regardé par-dessus la rampe et je me suis dit que ce n’était pas assez haut. Puis, que j’allais faire trop de mal autour de moi mais j’ai failli le faire…
Mais qui c’est cette pute de merde qui parle à mon bébé et lui laisse entendre qu’il y a une fille qui est amoureuse de lui mais dont elle ne veut pas lui dire le nom !!!
Je suis effondrée. Dimanche, tu m’as piqué une petite crise : « Je n’ai pas d’amis, pas de vrais amis, les autres se moquent de moi, de ma manière de m’habiller, de me coiffer » Je t’ai consolé comme j’ai pu en insultant ces connards qui apprennent à leurs enfants déjà le culte de l’apparence, du gamin voyou. J’ai insulté tous ces connards de parents qui lâchent leurs gosses.
- Quoi, toi tu étais amoureuse de moi l’année dernière ? Et tu ne m’as rien dit ? Pourtant, t’es pas timide, bordel… !
- …
- Non, j’en ai rien à faire de ce que les autres pensent de ma manière de m’habiller et je vais pas mettre du gel dans mes cheveux tous les jours. Je m’aime comme je suis…
Mais c’est qu’elle en train d’en remettre une couche cette salope de Bouabdelli. Ca y est, je sais qui c’est maintenant. Une petite qui s’est retrouvée à poil avec deux mecs de sa classe cette année. Tous les parents (normaux) en ont parlé. Cette histoire a fait le tour du lycée. A peine 12 ans. Elle fait des concours avec sa petite bande de traînées comme elle, elles chronomètrent les baisers avec les garçons, sèment la zizanie entre des copains d’enfance, des pétasse déjà bien entraînées. Je croyais que tu ne lui parlais plus…
Des dizaines d’images défilent : tu as 8 mois et je te traîne derrière moi, dans une petite luge bleue… tu viens de naître et tu t’endors en me tétant, je m’endors aussi, ta bouche glisse mais tu continues à aspirer ma peau, je me réveille avec un bleu énorme sur le sein, je suis émerveillée… je te porte sur mon dos, dans ta chaise et je t’emmène prendre ton premier bain de mer… ton premier jour d’école… je suis seule avec toi.
Je te consacre chaque seconde de ma vie, sans pitié. Rien ne doit venir gâcher ce qui me lie à toi. Tu perds ton papa. A deux mois à peine, tu n’as plus que moi. Et tellement de choses que nous partageons…
Il vient me chercher dans la chambre de la petite où j’ai trouvé refuge : je ne peux plus parler. Il sait et se contente de me tendre la main : « Viens ! »
Merci mon petit mari mais c’est trop tard.
J’ai peur. La peine et la crainte s’installent, s’immiscent, me pénètrent et j’accepte ce viol sans réagir.
Je vous déteste tous. C’est ça ! C’est ça les enfants ! On leur donne tout et après ils nous font passer pour des merdes ! Des parents criminels qui battent leurs enfants ! C’est fini. Je ne vais plus me préoccuper de vous ! Je vais vivre ma vie. Sortir, voyager…
Je suis révoltée. Je n’accepte pas !
Je suis triste. Nabil, mon bébé, je t’aime plus que tout. Il n’y a pas un instant de ma vie où je pense à vous. Chacun de mes gestes, je le fais pour vous. Ma force de continuer, je la puise en vous, dans l’amour infini que je vous porte.
Je m’endors, épuisée.
Le matin, au réveil, je suis sans forces.
Je te parle, t’avoue que j’ai surpris des phrases. J’ai besoin que tu me rassures. Tu t’effondres dans mes bras : « Maman, je te jure que je plaisantais. »
La matinée passe, sans âme. Omar m’a tué…
A midi, je craque. Les larmes jaillissent alors que j’ouvre la porte de la maison. Je me jette sur le premier canapé. Je pleure sans bruit mais tu as entendu.
Tu sais qu’il se passe quelque chose et tu quittes la table pour me prendre dans tes bras. Toi aussi, tu pleures…
Nous restons ainsi longtemps, dans les bras l’un de l’autre. Tu me rassures : « maman, je t’aime plus que tout. Tu es tout pour moi. Ce matin, je n’ai pas arrêté de penser à toi. Je suis triste de t’avoir fait de la peine ». On se promet d’oublier, que tout ça ce n’est rien. Tu me promets de ne jamais te faire de mal…
L’après-midi, je me rends au lycée le cœur lourd. Maintenant, les « félicitations », je m’en fous. Je me dis que tu as de super notes, que tu travailles bien, alors ce n’est pas grave si tu bavardes un peu, si tu essaies peut-être ainsi de te mettre au diapason, de ne pas être super « parfait », d’être comme les autres, un enfant qui grandit, qui se découvre, qui se cherche encore… Je t’aime et j’ai juste peur de mal réagir, de trop t’en demander…
« Nabil B., excellent trimestre, félicitations » Ta prof de latin s’insurge : « Oui, mais tout de même, parfois il répond comme s’il était le seul élève de la classe ! » Aucun prof ne relève sa remarque. « Je t’emmerde connasse d’option de merde. L’année prochaine, je lui enlève le latin et tu vas réciter tes « post tenebras lux » ailleurs. Ton cours, c’est de la merde. Les gosses tu les dégoûtes alors que tu n’es qu’une ‘option’ et que tu devrais tout faire pour qu’ils continuent à la prendre ta langue morte de mes deux ! » Ma propre violence intérieure me tue mais je ne peux m’empêcher de sortir les griffes. Si un seul prof s’y oppose, pas de « félicitations ». Et je vois déjà mon ange effondré de m’avoir fait du mal même si j’ai bien pris la précaution de lui dire, avant le conseil, que je ne lui en voudrais pas.
J’ai peur de me tromper. Je vous protège trop. Pire encore, peut-être qu’à trop vous aimer, je vous aime mal. Peut-être qu’à trop me priver de vivre pour être le plus possible près de vous, je vous étouffe.
Et aujourd’hui, me voilà moi qui étouffe de peine, de peur de mal vous accompagner vers cette période de merde d’adolescence que je déteste.
Dont je me souviens de presque chaque jour…
J’étais si lucide, je vous en supplie, soyez-le aussi.
Ne me quittez pas comme ça.
01:58 Publié dans Famille, je vous aime, La vie est un long fleuve tranquille | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
jeudi, 13 mars 2008
Les diamants sont éternels
Mhamsa, Pizza, Pâtes sauce tomate + Dinde grillée. Voilà pour le menu de ce soir. J’étais épuisée. Hier nuit blanche à travailler sur un dossier. Les gosses hurlent. Les pâtes partent dans tous les sens. Mon petit plouc, Mourad, renverse du yogourt sur le carrelage. Sale époux essaie tant bien que mal de me calmer au téléphone : « J’arrive dans une demi-heure, essaie de tenir jusque là ». La grande tape inlassablement des pieds sous la table. Je donne un coup de pied à Nabil (ça fait 10 fois que je leur demande d’arrêter) qui hurle : « Arrête maman, c’est pas moi ». Je me confonds en excuses. La pizza est piquante : « Maman on arrive pas à manger, c’est trop piquant ». (Meeeeeeeeeeeeerde !!!!) « C’est pas grave les enfants, il y a de la dinde et des pâtes ». « Mais moi maman j’ai mal au ventre. Papy m’a donné des biscuits au bureau… ». Je suis déjà ailleurs : « Nabiiiiiiiiil, tu as vu la taille de tes ongles. T’as plus qu’à passer une couche de vernis. Mais ça ne va pas non ?!? Ca fait 4 jours que je te demande de le faire ». Ca y est, je pète un câble : « Wou’Allah, si demain matin ils ne sont pas coupés, je te fais une tête au carré. Tu vas regretter d’être né. »
« Eh, Oh, elle est où la p’tite. Sofiaaaaa ! Sofiaaaaaaaaaa ! Nabil, va chercher tout de suite Sofia et dis lui que si elle ne revient pas de suite se remettre à table, ça ira mal pour ses fesses ! »
La petite revient, innocemment dépitée : « Mais kes ki ya maman ? »
Je la fusille du regard : « J’ai dit un million de milliards de fois qu’on ne quitte paaaaaaaas la table sauf quand maman dit que tout le monde peut aller se laver les mains. »
- mais, j’ai pas quitté la table, m’man (j’adore quand elle dit m’man), j’ai re-gar-dé la té-lé. Elle pèse bien sur les syllabes pour me faire comprendre que je suis un peu demeurée de ne pas avoir percuté la nuance tout de suite…
La porte sonne. MON SAUVEUR !
Je vais lui passer le relais et me casser pour me reposer un peu dans ma chambre.
« Salut ma chérie ! » Il pose son cartable. « Ca va les enfants ? ». L’atmosphère est électrique.
« Tiens, choisis ce que tu veux, je te l’achète ! » Il me tend le catalogue Armani Printemps Eté 2008.
J’en reviens pas (c’est pas du tout son genre).
Là, dans la cuisine ?
Je feuillette la brochure : « Alors ? »
« C’est magnifique mais trop nu. In-mettable à Tunis »
« La, mala mouch lezim » (il est hyper réactif)
Bon… Je suis décue mais déjà plus calme que précédemment.
Il doit le sentir puisqu’il me sourit en me tendant un beau sac noir griffée Armani. J’ouvre. Un crime.
Entre les restes de fusilli aux tomates, le qchour des oranges, les miettes de pain, le yogourt renversé (aussi sur la table), etc.
Je suis sur le toit du monde. Je suis nue mais je n’ai pas froid. Il sort d’une grotte triomphant en me tendant cette pierre qui brille comme une étoile. Si fort, que j’en ferme les yeux. Diamonds. Le dernier bijou parfumé Armani.
Délicieux dessert…
22:01 Publié dans Famille, je vous aime, Mon mec à moi | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
dimanche, 09 mars 2008
Siouper starrr ! (bis repetita)
Hier soir, re-soirée de folie avec Ragheb Alama. J’ai été au Casino où la star s’est produite. La salle est magnifique. Super kitsh : toutes les 5 minutes, on se demande si Cléopâtre ne va pas débarquer en disant : « Vous n’auriez pas vu César par hasard ? »
Emplacement génial, carré VIP… où j'ai rencontré Massir en super forme (tbark'Allah)...
Il était un peu moins en forme que la veille à mon Club, mais c’était quand même génial. On a terminé la soirée à 5h. du mat !!!
Du coup, ce matin, j’ai donné le biberon des deux petits mais je ne sais plus comment exactement. Je me souviens juste que, avant de re-sombrer, j’ai crié, crié… « Faïza », pour qu’elle vienne : « 3ychik, Faïza, nhib nor9od chouwaya… ». En français : « Prends les enfants et cassez-vous ! »
Ca fait mère indigne mais bon tous les dimanches, on se réveille à 7h. avec eux, alors si une fois, on dort une heure de plus, ce n’est pas grave. D’ailleurs, après, on les a emmené faire du cheval…
….
Là, je viens de mentir : IL les a emmené faire du cheval, j’ai encore dormi un peu. J’ai pris le relais plus tard, pendant que SES copains et lui buvaient des bières et mangeaient des pizzas et des cacahuètes dans NOTRE chambre en regardant le match ESS-EST !
PS: Je n'ai pas pris de photos (pas inspirée, alors j'en mets une autre prise au Club)
22:41 Publié dans V.I.P. | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Gratte, gratte ma guitare…
C’est reparti pour un tour. Mon ami Hichem Hemrit récidive avec une cinquième édition du Festival Méditerranéen de la Guitare qui se déroulera du 21 au 26 de mois. Le Théâtre municipal de Tunis et le Centre culturel de El Menzah 6 vibreront sur les accords des jeunes talents tunisiens, révélés par les Accor de guitare 2008, et celles de pointures telles que le trio Django Reinhardt.
Le « Plus » : des Master Class qui se dérouleront au Mercure (Mechtel).
Un rendez-vous musical qui s’inscrit dans la durée et devient un incontournable de la vie culturelle tunisienne.
22:19 Publié dans V.I.P. | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
samedi, 08 mars 2008
Siouper starrrr : Soirée de folie avec Ragheb Alama !
Hier, j’ai commis plusieurs délits simultanés :
- Abandon de domicile conjugal.
- Oubli de mari et enfants : je n’ai même pas téléphoné pour savoir s’ils avaient bien mangé, bien lavé leurs petites fesses, bien brossé leurs dents mais n’oubliez pas que Lamia veut le dentifrice rose et Mourad celui avec un croco, bien mis leur pyjama mais attention n’oubliez pas que Sofia ne veut plus mettre le haut alors mettez lui un tee shirt sur son tricot de corps, et est-ce qu’ils dorment, et est-ce qu’ils ont fait un p’tit pipi avant d’aller au lit ?... Non, même pas un petit coup de fil.
- Oubli de chargement de batterie (de mon mobile, bien sûr, parce que mes batteries à moi, elles se sont rechargées toutes seules quand j'ai retrouvé mes copines) : En plus, je n’avais plus de batterie !
- Port de robe hyper décolletée.
- Danse avec les louves : soirée 100 % femmes…
- Finir la soirée au restaurant La Falaise avec mes copines : crevettes, frites et champagne…
- Dodo sans démaquillage pour bien montrer, le matin en me réveillant, que :
NON, JE NE ME SENS PAS COUPABLE !
Et pour cause, avec Ragheb Alama, c’était super chaud. On a dansé comme des folles. On a rit comme des gamines ! C’était absolu(te)ment génial.
Oui, on avait aussi un petit, mais un tout petit, coup dans le nez, et ça nous a fait poussé les ailes... Et lui, adorable, a accepté de prendre des photos avec tout le monde.
C’est moi, bien sûr, qui jouait à la photographe.
Puis est venu mon tour : « Ah, si toutes les journalistes* pouvaient te ressembler ». Comme quoi, il a su apprécier mes mots fins…
*Ah, oui, au fait, je ne vous ai pas dit : j’ai changé de job, j’ai laissé tomber la robe. Ce qui ne veut pas dire que je me balade à poil. Mais le barreau pour moi, c’est fini. Avocate, c’est terminé ! Je suis devenue journaliste. Je l’étais déjà en même temps que avocate mais là, c’est fini, j’ai tout laissé tombé pour me consacrer à l’écriture. Voilà, c’est tout, ça fait deux ans presque que j’ai pris la décision, en même temps que je commençais le blog. Je suis très heureuse comme ça.
18:04 Publié dans V.I.P. | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
mercredi, 05 mars 2008
Le jour de blog est arrivé…
J’ai eu 360 visites ce mois-ci. Des inconnus qui ont frappé à ma porte sans me trouver : « Il n’y a plus personne à l’adresse demandée… »
En revenant sur les ruines de mon blog, j’ai eu mal au cœur. Parce que j’y pense tout le temps : je pense à mes amis que je ne connais que par les mots mais qui ont pris tellement de place dans ma vie et dans mon cœur, je pense à ces mots lâchés sur le Web qui sont une partie de moi…
Mon idée, en me lançant dans l’aventure, était de laisser une trace de moi pour mes enfants. C’est le côté obscur du scorpion : une vie que l’idée de mort ne quitte jamais.
Peur de mourir et envie de mourir.
Je les regarde, je les touche, je les embrasse et en faisant cela je pense systématiquement au jour où je ne serai plus là. Je n’arrive pas à m’en empêcher.
Voilà, ça y est, merde !
Je chiale…
C’est ça qui fait chier avec ce blog. C’est le seul endroit au monde où je peux venir pleurer. Quels sont les bras où je peux me réfugier ? Il n’y en a pas.
Quand vous êtes trop « grande » pour aller dans les bras de maman, quand vous avez un gentil mari mais que vous n’avez pas envie de le faire chier avec vos états d’âmes, quand vous avez des enfants et que vous sentez que vous n’avez pas le droit de lâcher prise pour ne pas les effrayer (un enfant qui a peur pour sa maman, c’est un gouffre de douleur…), il n’y plus personne pour vous consoler.
Il faut tenir, tenir, tenir…
Donc, je voulais que mes enfants retrouvent des traces de ma vie. J’ai toujours voulu tenir un carnet intime, sans jamais le faire. Mon blog, c’était un peu ça.
Il faut donc que je revienne, pour eux mais aussi pour vous, mes amis qui me manquez : re-bonjour…
10:26 Publié dans Ca va mieux... | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note





